Back

0 Comic-Con 2016 : geekitude et féminisme au programme

Your vote is:
0.00 of 0 votes

Les fans de nouvelles technologies, de bandes-dessinées, de mangas, de séries et de jeux vidéo – les geeks – suivent de très près l’actualité de tous ces domaines qui les passionnent. Et cette actualité connaît particulièrement des pics lors de grandes conventions qui rassemblent des acteurs incontournables comme les principaux développeurs d’applications et de logiciels, des éditeurs de jeux vidéo, des producteurs et acteurs de séries, ou encore des mastodontes tels que Disney, Marvel, DC Comics, entre autres. Si à Paris, pendant les grandes vacances, c’est à la Japan Expo et au Paris Manga and Sci-Fi Show que les inconditionnels se retrouvent, au niveau mondial, c’est au Comic-Con International de San Diego que la messe est dite.


 

 

Comic-Con  International ? Il s’agit tout simplement d’une grande convention annuelle qui regroupe tout ce qu’adorent les geeks, dans un seul endroit : le San Diego Convention Center en Californie, à 760 kilomètres au Sud de la Silicon Valley.
Lors de la première édition en 1970, il s’agissait uniquement d’une convention visant à réunir tout ce qui se faisait dans l’univers des comics, les bandes-dessinées américaines trustées par les super-héros. Mais très vite, la convention, a ouvert ses portes à une pop-culture plus large et très NTIC, au point de devenir une grande messe geek mondiale qui accueille pas moins de 130 000 visiteurs chaque jour, sur trois jours.  

 

Les temps forts du Comic-Con

Et comme chaque année, le Comic-Con 2016, qui s’est déroulé du 20 au 23 juillet, a été très  fort en avant-premières et révélations. En effet, par-delà le côté folklorique des visiteurs qui donnent dans le cosplay (qui se déguisent en personnages de mangas, de BD, de films ou de séries) pour les concours ou juste pour le fun, le Comic-Con est surtout devenu une grosse machine marketing, car c’est durant la convention que les modes sont lancées. Et c’est justement le succès et la réussite des présentations au Comic-Con qui prédéterminent le succès commercial et d’estime de nombre de produits, et en particulier les séries télévisées (nouvelles ou renouvellement de saisons) et les films de franchises de super-héros.

Et ce Comic-Con a été particulièrement riche en révélations : le casting de « Black Panther » des studios Marvel révélé (Lupita Nyong’o, Danai Gurira  et Michael B. Jordan en têtes d’affiche) ; la bande annonce du très attendu « Dr Strange » des studios Marvel avec Benedict  Cumberbatch et qui doit sortir le 26 octobre, a été présentée ; ont aussi été présentés « Thor : Ragnarok », « SpiderMan : Home coming » côté Marvel, et « Justice League », et « Suicide Squad » (une équipe d’anti-héros) côté DC Comics. Une tendance très nette cette année est aussi à noter : Marvel va s’attaquer à la télévision en créant, pour Netflix, une spin-off de X-Men autour du fils schizophrène du professeur Xavier. Il sera aussi question d’autres séries Marvel telles que « Defenders », « Luke Cage », entre autres. Une façon pour Marvel de rattraper DC Comics qui avait déjà frappé fort sur le petit écran avec des séries comme « The Arrow » et « The Flash ».   Et bien sûr, la convention n’a pas échappé à la Pokémon Go mania, et bien que pris un peu au dépourvu, les organisateurs ont dû s’adapter  en organisant, un peu au dernier moment, une conférence dédiée au jeu en réalité augmenté, avec le créateur du jeu, devant un public de pas moins de 6000 personnes.

 

Wonder Woman, un film féministe?

Mais à ce Comic-Con 2016, c’est surtout la présentation d’un nouveau film de super-héros qui a fait un carton-plein et a suscité l’enthousiasme à un niveau international. Avec un personnage introduit dans « Batman Vs Superman », ce film répond à une attente forte de nombre de fans du genre : un super-héros féminin qui casse les codes des femmes toujours éplorées et qui demandent à être perpétuellement secourues, comme une Loïs Lane parfois agaçante dans ce rôle dans la franchise SuperMan.
Avec une « Wonder Woman » campée par Gal Gadot, les studios DC Comics ont carrément revisité le personnage gentillet que l’on a connu avec la série des années 1980. Plus forte, plus volontaire, avec un discours résolument féministe et girl-power, « Wonder Woman » a suscité de nombreuses attentes et s’est positionné, avec la bande annonce présentée exclusivement au Comic-Con, comme une potentielle figure de proue du féminisme contemporain. A suivre au cinéma le 2 juin 2017.